Le secteur public canadien est de plus en plus confronté à des pressions en vue d’une amélioration de la viabilité financière de ses programmes et de ses activités. Malgré une croissance fulgurante de la fonction publique fédérale,1 la population ne perçoit pas vraiment d’amélioration dans la prestation de services. À l’heure où le vieillissement de la population et la demande croissante de services pèsent de plus en plus lourd sur les budgets publics, les nouvelles complexités géopolitiques nécessitent une réponse agile aux priorités immédiates.
À première vue, des coupures à grande échelle – dans les ressources humaines ou ailleurs – peuvent sembler être la solution. Cela dit, cette approche entraînerait des perturbations de la prestation de services essentiels, mais ne permettrait pas de remédier aux inefficacités sous-jacentes ni de garantir que les ressources sont affectées aux programmes hautement prioritaires offrant une valeur ajoutée aux citoyens. Elle minerait aussi la capacité d’opérer des changements, ce qui nuirait à la mise en œuvre de technologies et d’amélioration des processus.
L’établissement d’une base de référence et de mesures plus précises pour évaluer l’harmonisation des ressources, des priorités gouvernementales et des résultats des programmes permettra de surmonter ces défis. Cet exercice aidera également à cerner les possibilités d’améliorer la productivité, de réaffecter les ressources et de réduire les coûts de façon ciblée au moyen de décisions fondées sur des données probantes. Après tout, il est impossible de changer ce qu’on ne peut pas mesurer.
Cette approche, qui permet de comparer les organisations et de mesurer le changement, contribue à favoriser une culture de l’amélioration continue au sein des organismes publics. Elle incite à une réflexion prospective sur la manière d’accroître la valeur pour les citoyens de manière durable.
De plus, une base de référence fondée sur des données précises aide les organismes publics à créer la transparence nécessaire au renforcement de la confiance de la population. Elle leur permet de célébrer publiquement leurs réussites et de cerner en toute confiance les domaines à améliorer. Cette approche montre aux citoyens que leurs gouvernements ciblent les priorités, ce qui contribue à instaurer la confiance nécessaire pour protéger et renforcer la raison d’être de l’administration publique.